L’invitée du jour — Amandine Buanda : pourquoi les jeunes s’engagent massivement pour le climat avec Unis‑Cité

Chaque année, Unis‑Cité mobilise des milliers de jeunes autour d’actions solidaires. Et parmi ces engagements, la transition écologique prend une place grandissante.
Du 1er au 4 avril, près de 5 000 jeunes participent à l’opération nationale « Je peux pas, j’ai climat », un rendez‑vous réunissant plus de 400 actions partout en France : cleanwalks, ateliers sur l’alimentation durable, protection de la biodiversité, sensibilisation à l’empreinte carbone…
Pour comprendre ce mouvement et la force de cet engagement, j’ai reçu Amandine Buanda, volontaire en service civique – environnement au sein d’Unis‑Cité.
Pourquoi les jeunes sont‑ils si engagés ?
Pour Amandine, la motivation est avant tout personnelle et urgente :
« Ce sont des sujets qui nous touchent, et on se rend compte que si on ne fait rien, on aura des conséquences très graves dans le futur. »
La jeune génération n’attend pas d’être experte : elle agit parce qu’elle se sent concernée, et parce qu’elle comprend que son avenir dépend de ce qui est fait aujourd’hui.
« Je peux pas, j’ai climat » : une mobilisation qui grandit chaque année
L’opération connaît un succès croissant.
« Il y a de plus en plus de jeunes qui s’intéressent à l’écologie et veulent vraiment s’impliquer. »
Cette édition devient un moment fort, un espace où les jeunes peuvent :
- agir concrètement,
- apprendre en faisant,
- découvrir des initiatives écologiques,
- et surtout se sentir utiles collectivement.
Comment s’organise une mobilisation de 5 000 jeunes ?
Les actions sont nombreuses, variées, souvent très concrètes.
Amandine détaille leur semaine type :
- sensibilisation des enfants aux enjeux climatiques,
- récupération des invendus au marché,
- animation de débats sur l’alimentation avec des collégiens temporairement exclus,
- ateliers pédagogiques sur les saisons, les déchets, le gaspillage…
Chaque jour : une mission différente.
Chaque mission : un nouveau public touché.
Sensibiliser sans culpabiliser : par où commencer ?
La transition écologique peut sembler immense.
Pour Amandine, la clé est la progressivité :
« D’abord se concentrer sur les gestes du quotidien. Si on attaque trop fort, ça peut braquer les gens. »
Un principe simple mais essentiel :
1) commencer petit,
2) valoriser les progrès,
3) donner envie plutôt que faire peur.
Des erreurs fréquentes… dès l’enfance
Certaines idées reçues sont profondément ancrées :
« On voit souvent que les enfants ne connaissent pas la saisonnalité. Ils sont choqués d’apprendre que certains fruits qu’on mange en été n’en sont pas. »
Ces activités deviennent alors des révélations : manger en respectant les saisons, c’est écologique… mais aussi éducatif.
Limiter les erreurs : travailler ensemble, apprendre ensemble
Chez Unis‑Cité, les volontaires ne cessent de se former :
« On se documente, on apprend chaque jour, et on rencontre des associations qui nous forment, comme Make Sense. »
Leur force : l’apprentissage collectif, la curiosité et l’humilité.
Comment s’engager quand on n’a aucune expérience ?
Beaucoup pensent qu’il faut être spécialiste.
Amandine dément immédiatement :
« On n’a pas besoin d’expérience pour s’engager. Le service civique est un excellent moyen de commencer. Moi-même, j’étais intéressée mais pas experte. »
Aujourd’hui, des dizaines d’associations écologiques proposent :
- ateliers,
- chantiers nature,
- actions citoyennes,
- rencontres,
- sensibilisation dans les écoles…
L’engagement n’a jamais été aussi accessible.
Que changera cette mobilisation dans les années à venir ?
Amandine y voit un levier d’avenir :
« J’espère que ça créera une vraie prise de conscience, et une envie de faire mieux pour l’écologie et l’environnement. »
Ces 5 000 jeunes sont plus qu’une force bénévole : ils deviennent des ambassadeurs du changement, capables d’entraîner leurs familles, leurs écoles, leurs villes… et d’inspirer d’autres jeunes.
Quand la jeunesse change le climat par l’action
« Je peux pas, j’ai climat » n’est pas seulement une opération nationale.
C’est :
- un mouvement d’espoir,
- un engagement concret,
- un terrain d’apprentissage,
- un laboratoire de solutions,
- une preuve que la jeunesse veut agir.
Chaque cleanwalk, chaque atelier, chaque discussion compte.
Parce que derrière chaque geste, il y a une conviction :
l’avenir se construit maintenant, et il se construit ensemble.








