Le jugement de Salomon

Lorsqu’on évoque la personne du roi Salomon, il est une histoire qui vient à l’esprit de beaucoup et qui illustre la sagesse légendaire du personnage. C’est une histoire qui semble horrible à divers niveaux, mais qui se termine dans une lumière éblouissante. Un jour, Salomon est confronté à une sordide histoire. Se présente à lui deux prostituées qui se crêpent le chignon. Ces femmes disent vivre ensemble et chacune d’elle a un enfant du même âge. Or, une de ces femmes découvre, en pleine nuit, que son bébé est mort, étouffé. Alors, elle profite de la nuit pour échanger son bébé avec celui de sa colocataire. Au petit matin, l’autre femme découvre que l’enfant à ses côtés est mort, mais elle est sûre que ce n’est pas son enfant. Et la dispute éclate ! Finalement ce cas est exposé au roi, et devant Salomon, chacune des femmes prétend que l’enfant vivant est le sien ! « C’est le tien qui est mort ! – Non, j’ai bien vu que ce n’était pas le mien ! Menteuse, voleuse ! » Le roi hausse le ton et fait taire les deux femmes. Puis, calmement, il demande à l’un de ses gardes une épée, et déclare : « Je vais couper l’enfant en deux et vous en aurez chacune la moitié ! » Stupeur pour toute la cour présente ! L’une des femmes se jette aux pieds du roi et dit : « Ô roi, donne plutôt l’enfant à cette femme, mais surtout, ne fait pas de mal à ce bébé ! » L’autre femme déclare : « Moi je suis d’accord avec toi, majesté ! Coupe l’enfant en deux. Il ne sera ni à elle, ni à moi ! » Alors, Salomon déclare : « On ne va pas couper l’enfant ! On va le remettre à la première femme, celle qui a préféré perdre l’enfant pour elle plutôt que de le voir mort. C’est elle la mère ! » Dans tout le pays, cette affaire est ensuite racontée et fait grand bruit. Tout le monde admire la façon dont le roi a rendu justice et discerné comment faire éclater la vérité dans cette ténébreuse affaire. Le respect à l’égard du roi est total et très vite sa réputation se répand au-delà même des frontières. Le livre des rois, dans l’Ancien Testament, et parfois dithyrambique lorsqu’il évoque Salomon. Jugez : « Dieu lui avait donné une sagesse et une intelligence immense. Ainsi, les questions auxquelles Salomon s’intéressa furent aussi nombreuses que les grains de sable au bord de la mer. Il dépassa en sagesse tous les sages d’Orient et de l’Égypte. Il a proclamé 3 000 proverbes et composer 1 000 chants. Il a étudié les plantes et les animaux, les a observés et on venait de tous les pays pour l’entendre et écouter ses discours. » Pour nombreux de spécialistes bibliques, on lui doit plusieurs livres de l’Ancien Testament, notamment le livre de l’Ecclésiaste, et de très nombreux proverbes du livre éponyme, c’est-à-dire qui donne son nom : le livre des Proverbes. Certains pensent même que le livre de Job, qui est une longue réflexion sur le thème de la souffrance injuste, serait aussi de lui. Quoi qu’il en soit, la sagesse de Salomon est proverbiale.
(1 Rois 3 et 5)





