C’est à lire — “Aimer l’Église”, Jonathan Meyer

L’individualisme croissant menace-t-il la perception collective du Salut ? Jonathan Meyer, auteur de Aimer l’Église, s’émerveiller du chef-d’œuvre de Dieu (BLF Éditions), invite à redécouvrir l’Église non comme une simple activité, mais comme un peuple et une famille, essentielle à la foi chrétienne.
Dans un ouvrage concis de moins de 200 pages, il propose une vision de l’Église capable de transformer radicalement le regard des croyants et d’en renouveler le zèle. Il souligne l’importance de dépasser l’approche individuelle de la foi pour embrasser sa dimension collective, souvent négligée dans le contexte postmoderne.
Dépasser l’individualisme pour une foi collective
Jonathan Meyer observe une tendance marquante dans les églises protestantes et évangéliques : la foi est souvent perçue comme une relation purement personnelle et individuelle avec Dieu. Une vision qu’il juge incomplète. « Dieu, Il ne sauve pas seulement des individus séparés, mais Il sauve un peuple, » affirme l’auteur. Pour lui, la dimension collective du Salut, vécue au sein de l’Église locale, est fondamentale et souvent sous-estimée.
L’ouvrage vise à inviter les lecteurs à comprendre l’Église, à s’y intégrer pleinement et à la vivre dans leur quotidien. Cette redécouverte de la communauté chrétienne est présentée comme un chemin vers un épanouissement spirituel plus complet.
Bien que fondamentalement autonome, l’Église locale puise sa force et sa capacité de croissance dans son interconnexion avec d’autres communautés. Cette dynamique permet un soutien mutuel et une veille collective, soulignant l’importance de la solidarité au sein d’une communauté de foi.
Le concept même de l’Église, perçu comme un peuple d’adorateurs, est décrit comme un phénomène miraculeux. Cette réalité devrait, selon les réflexions partagées, engendrer un émerveillement constant et renouvelé au quotidien chez les fidèles.
L’émerveillement face à la beauté de l’Église
Jonathan Meyer insiste sur la nécessité de s’émerveiller face à la beauté de l’Église universelle, indépendamment des sensibilités chrétiennes. Il considère l’Église comme « quelque chose de prodigieux », une perspective qu’il estime partagée par les auteurs du Nouveau Testament.
Cette compréhension profonde de l’Église, telle que Dieu la perçoit, devrait avoir un impact significatif sur la perception et l’attitude des croyants. « Quand on arrive à voir l’Église comme Dieu la voit, ça devrait renouveler notre zèle, notre motivation, » explique Jonathan Meyer. Il ajoute que l’Église ne devrait pas être perçue comme une simple « activité dans notre calendrier », mais comme « une famille à laquelle on appartient, un peuple dont on est le citoyen ».
L’unité centrée sur la Croix, un défi essentiel
Interrogé sur le défi de l’unité chrétienne au sens large (catholiques, protestants, orthodoxes), Jonathan Meyer met en avant un critère fondamental : le centre du message. « Ce qui compte c’est de vivre l’unité en étant centré sur la croix, sur le message de l’Évangile, sur Jésus-Christ qui est mort pour nous, qui est ressuscité, qui nous donne Sa justice, » déclare-t-il. Pour lui, le pardon des péchés et la vie éternelle, offerts par le Christ, sont plus importants que « les étiquettes chrétiennes qu’on peut mettre derrière tout ça ».
L’ouvrage Aimer l’Église, s’émerveiller du chef-d’œuvre de Dieu de Jonathan Meyer est disponible en librairie habituelle ou sur blfstore.com.







