L’invité du jour — Lucas Singer : le parc animalier de Sainte-Croix

Le Parc animalier de Sainte-Croix, situé à Rhodes en Moselle, célèbre plus de 40 ans d’engagement familial et écologique. Nous avons rencontré le directeur adjoint du parc et fondateur de la Ferme des Vents, Lucas Singer, petit-fils du créateur Gérald Singer et fils de Laurent Singer, président du parc. Il nous éclaire sur l’engagement de ce lieu emblématique de la semi-liberté animale, qui s’efforce de reconnecter le public à la nature et à la biodiversité. C’est une histoire de famille, mais on va dire une famille élargie. Énormément de gens ont participé à la création du parc. Aujourd’hui, on compte à peu près 500 emplois indirects et directs. Le parc de Sainte-Croix, également refuge LPO, abrite plus de 220 espèces sauvages et s’implique activement dans des programmes de conservation. Lucas Singer a expliqué que cet engagement est « très complet », impliquant un travail collaboratif avec les scientifiques et les associations, non seulement pour la réintroduction animale, mais aussi pour la préservation et la renaturation des écosystèmes. Nous sommes convaincus que les gens doivent “retourner à la terre”, retourner à la biodiversité. Nous avons un vrai enjeu : reconnecter les gens à la nature. Le parc de Sainte-Croix est une véritable réserve naturelle d’émotions et un refuge LPO. Aujourd’hui, nous avons plus de 220 espèces sauvages sur le parc. Nous avons un engagement très complet. La conservation est un travail en commun, un travail de terrain, avec les scientifiques et les associations. Nous travaillons autant sur la réintroduction de l’animal que sur les espaces et les écosystèmes qu’il faut préserver, voire renaturer dans certains cas. Face aux enjeux environnementaux actuels, le parc exhorte chacun à prendre conscience de l’impact de nos actions sur la nature. Il accueille des familles, des scolaires et de nombreux jeunes publics avec l’ambition de reconnecter les petits et les grands à la nature et à la biodiversité. L’enjeu est déjà de rappeler aux jeunes générations que la nature existe et de les sortir un petit peu du téléphone. Les enfants s’émerveillent très rapidement de la nature. Une fois qu’on les émerveille, il faut également leur expliquer comment eux aussi peuvent protéger la nature avec des petits ou de plus grands gestes. Aujourd’hui, on ne doit plus seulement s’émerveiller au détour d’un cerf, d’une nature magnifique, mais on doit aussi réellement changer nos habitudes, la façon dont on consomme, la façon dont on voyage. Tout doit être réinventé. À Sainte-Croix, nous avons une approche très positive de ce sujet. Nous devons nous projeter tous ensemble pour imaginer le monde de demain. L’année dernière, le parc a inauguré la Ferme des Vents, un espace novateur dédié aux pratiques agricoles durables, aux races domestiques anciennes et à la transmission des savoirs liés à l’alimentation et aux écosystèmes. Le mot-clé est “agricole”. C’est une vraie ferme. Nous allons produire sur une dizaine d’hectares des légumes, du maraîchage, de la polyculture. Il s’agit de mettre en avant les paysans et le rôle qu’ils tiennent, parce qu’ils peuvent être facilement stigmatisés. Aujourd’hui, les sols sont appauvris parce que nous sommes sur de l’agro-industrie. Nous devons réinventer encore le modèle. Nous avons des exploitations extraordinaires en France et c’est auprès d’elles que nous devons consommer. Le Parc animalier de Sainte-Croix continue ainsi de se positionner comme un acteur majeur, non seulement pour la conservation de la faune, mais aussi pour une réflexion globale sur notre rapport à la nature et à l’agriculture de demain.










