C’est à voir — Le jeu de cartes DakPaDak, avec Franck Meyer

Un nouveau jeu de société, « Dakpadak », propose une approche unique pour aborder les thèmes de l’amour et de la sexualité au sein des familles. Développé par le Comité Protestant Évangélique pour la Dignité Humaine (CPDH), cet outil vise à encourager le dialogue intergénérationnel en s’appuyant sur des valeurs chrétiennes, avec bienveillance.
Un enjeu éthique et relationnel
Face aux défis contemporains de l’éducation, notamment en matière de sexualité, le CPDH a conçu « Dakpadak » comme une alternative constructive. Franck Meyer, président de l’association, souligne l’importance d’une éducation fondée sur des valeurs : « Dès qu’on parle d’éducation, on parle de morale. Et dès qu’on parle de morale, on parle de valeur. C’est-à-dire qu’on va faire le choix de ce qui est bien ou d’écarter ce qui est mal. » Il ajoute que les valeurs chrétiennes, centrées sur « l’amour de Dieu et l’amour de l’autre », constituent une référence primordiale pour les discussions sur les relations et la sexualité.
Ce jeu se présente comme une réponse aux préoccupations de nombreuses familles quant aux contenus parfois jugés agressifs ou inappropriés des programmes scolaires actuels. L’objectif est de briser les tabous et d’ouvrir le dialogue dans un cadre respectueux, inspiré par une approche éthique et pleine de compassion.
Comment jouer et dialoguer
Le jeu se compose de sept thèmes explorés à travers 54 cartes illustrées, conçues avec la collaboration du collectif d’artistes MajestArt. Il s’adresse principalement aux préadolescents, adolescents et leurs parents. Franck Meyer explique la mécanique : « Le but c’est de créer du dialogue et on va pouvoir jouer en intergénérationnalité. »
Les participants peuvent choisir de traiter l’ensemble des thèmes ou d’en sélectionner quelques-uns. Chaque thème propose sept cartes. Après avoir tiré une carte, chacun doit exprimer son accord ou son désaccord en posant une carte « Dak » ou « Padak », ou encore des cartes « Ça dépend » ou « Sans avis ». L’essence du jeu réside dans la discussion qui s’ensuit : « On en discute, c’est-à-dire qu’on doit justifier sa position. » Cette approche encourage l’écoute mutuelle.
Ressources complémentaires pour approfondir
Pour soutenir les conversations et fournir des informations précises, « Dakpadak » est complété par une banque de ressources en ligne. Celles-ci couvrent des sujets variés tels que le VIH, la fécondation in vitro, la puberté, le développement du fœtus ou encore les infections sexuellement transmissibles (IST).
Franck Meyer insiste sur l’intérêt de ces compléments : « Si on ne sait pas répondre à la proposition, on peut aller chercher des ressources et trouver alors de quoi se forger un avis qui soit fondé éthiquement et puis scientifiquement. » L’outil vise ainsi à équiper les familles avec des informations fiables et une structure pour aborder des sujets complexes avec bienveillance.
« Dakpadak » est disponible dans les librairies spécialisées et sur le site dakpadak.fr, offrant aux familles un moyen concret d’intégrer de la communication et du discernement dans l’éducation de leurs enfants.
Première diffusion le 6 mai 2025.








