L’invité de la semaine — Philippe Laurent, Le SEL Belgique

## Le SEL Belgique : Un engagement aux côtés des populations en détresse
ASBL créée en 1988 et basée dans la région de Wavre, le SEL Belgique (Service d’Entraide et de Liaison), œuvre à l’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables, principalement en Afrique subsaharienne. Entre projets de développement durable et parrainage d’enfants, l’association continue d’élargir son impact, comme l’explique Philippe Laurent, chargé des parrainages et de la communication.
### Un engagement multi-facettes en Afrique subsaharienne
Le SEL Belgique concentre son action dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne francophone, parmi lesquels la Côte d’Ivoire, le Togo, la Guinée, le Burkina Faso, le Cameroun, la République démocratique du Congo, Madagascar et le Burundi. Une exception notable à cette zone géographique est un projet mené en Inde.
L’association intervient à travers deux axes majeurs : les projets de développement et le parrainage d’enfants. Les projets de développement sont catégorisés sous l’appellation « grains de sel » et englobent quatre domaines clés : * Les grains de sel agro : axés sur le développement agronomique. * Les grains de sel eau : dédiés aux infrastructures liées à l’eau (forages, latrines, etc.). * Les grains de sel éducation : soutenant des initiatives éducatives. * Les grains de sel santé : visant à améliorer l’accès aux soins et la santé communautaire.
« Tous ces projets de développement que nous soutenons mettent en œuvre les mécanismes de développement durable, communautaire, participatif et nous visons vraiment à l’amélioration des conditions de vie de populations vulnérables du Sud », précise Philippe Laurent. L’originalité du SEL Belgique réside dans sa collaboration étroite avec des partenaires locaux chrétiens. « Nous faisons la liaison entre les donateurs qui veulent être certains que l’argent qu’ils donnent est bien utilisé et puis des partenaires locaux là-bas, sur place, qui connaissent la culture, qui connaissent la langue, qui sont dans le pays, qui sont impliqués », souligne M. Laurent. Cette approche permet de s’adapter aux spécificités de chaque contexte et d’assurer une meilleure efficacité des actions.
### Le parrainage : un soutien à long terme pour les enfants
L’autre pilier de l’action du SEL Belgique est le parrainage d’enfants, un programme qui va au-delà du simple soutien financier. « Le parrainage, ça permet de prendre en compte l’ensemble des besoins d’un enfant : physiques, sociaux, économiques, éducatifs, spirituels », explique Philippe Laurent. Chaque enfant parrainé bénéficie d’un seul parrain ou d’une seule marraine qui s’engage sur la durée. Ce soutien comprend : * Un repas complet par jour. * La prise en charge de tous les frais scolaires. * L’intégration à un club d’enfants favorisant la socialisation. * Une sensibilisation au message de l’Évangile pour les enfants et leurs parents.
Les enfants sélectionnés par les partenaires locaux font partie « des plus pauvres parmi les plus pauvres ». Bien que la relation parrain-enfant puisse évoluer vers un véritable échange humain, notamment à l’adolescence, il est crucial de rappeler qu’« un parrainage, ce n’est pas une adoption ». « L’enfant reste vivre chez ses parents ou chez ses tuteurs et est toujours dépendant d’eux. Et quand il arrive au bout du parrainage, c’est-à-dire qu’il a terminé ses études, il est libre, il fait sa vie, et le parrain n’a aucun droit sur cet enfant. C’est vraiment un soutien, inspiré de la “grâce”. »
### L’histoire inspirante de Sarobidi
Pour illustrer l’impact du parrainage, Philippe Laurent évoque l’histoire de Sarobidi, une jeune Malgache originaire des “quartiers rouges” de Tamatave. Grâce à son parrainage, Sarobidi a pu suivre un cursus scolaire complet, de l’école primaire à l’université. Elle a même obtenu le prix Confucius pour son apprentissage du chinois. Des années après la fin de son parrainage, une rencontre fortuite dans un restaurant chinois a révélé son incroyable réussite : Sarobidi était devenue la directrice comptable de toute la chaîne de restaurants pour Madagascar. « Quand j’ai vu que c’était vous qui étiez à table, j’ai tenu à venir vous servir », leur a-t-elle expliqué. Cette anecdote met en lumière le potentiel transformateur du parrainage, offrant des opportunités de développement personnel et professionnel à des jeunes issus des milieux les plus défavorisés.
### Appel aux donateurs et partenaires
Le SEL Belgique continue de rechercher de nouveaux soutiens pour étendre ses actions. L’organisation compte actuellement plus de 1 200 enfants parrainés et souhaite augmenter ce nombre. « De nouveaux parrains, on en a besoin. On a besoin de donateurs réguliers », lance Philippe Laurent. Il souligne l’importance des dons réguliers : « avec 20€ par exemple, vous assurez un repas complet pour un enfant tout au long du mois. »
Pour toute information ou pour s’engager, consultez le site internet de l’ASBL : selbelgique.org.








