L’invité de la semaine — Julien ANDRES – Conseiller en gestion de patrimoine chez Inovea

Face à un paysage financier en constante évolution, Inovea se positionne comme un acteur clé dans l’accompagnement des Français du Grand Est. Julien Andres, conseiller en gestion de patrimoine chez Inovea, détaille l’approche novatrice de ce réseau dédié à l’optimisation des finances personnelles.
Inovea se distingue des institutions bancaires traditionnelles par son approche axée sur les objectifs de ses clients. « Les banques traditionnelles adoptent une approche par produit, en proposant d’emblée certains produits de départ ou d’investissement », explique Julien Andres. L’approche d’Inovea est radicalement différente : « Nous fonctionnons par une approche par objectif, c’est-à-dire que c’est en fonction des objectifs que nous allons déceler chez les clients que nous allons pouvoir mettre en face les solutions qui conviennent. » Cette démarche personnalisée permet d’adapter les conseils et les solutions proposées à la situation spécifique de chaque individu.
Julien Andres, met en lumière les multiples facettes des inégalités financières qui traversent la région du Grand Est. « La première [inégalité], c’est la part de l’héritage et comment la famille peut aider par exemple ses enfants à acquérir une résidence principale, ce qui fait une grosse différence », explique M. Andres. Cette aide financière, souvent sous-estimée, confère un avantage considérable aux individus qui en bénéficient, leur permettant d’accéder plus facilement à la propriété. La deuxième inégalité majeure réside dans le contexte familial. « On a tendance à avoir les connaissances qui sont issues de notre environnement familial », observe le conseiller. Ainsi, les enfants dont les parents ont eu la possibilité d’investir ou de saisir des opportunités financières seront mieux armés pour faire de même à leur tour. L’accès à l’information et aux bonnes pratiques financières se transmet souvent de génération en génération, creusant ainsi le fossé entre les familles.
Selon M. Andres, les profils les plus vulnérables sont ceux qui manquent d’information. « On aurait tendance à croire que c’est plus lié au niveau de revenu. Néanmoins, ce qu’on constate, c’est qu’on peut avoir un revenu supérieur et prendre des décisions qui nous mettent plus en difficulté que quelqu’un qui gagnerait moins et aurait les bonnes infos », précise-t-il. L’éducation financière joue un rôle crucial dans la prise de décisions éclairées, indépendamment du niveau de revenu.
L’omniprésence des réseaux sociaux et d’Internet a radicalement transformé la manière dont les jeunes générations appréhendent leurs finances. « Les jeunes générations ont un autre rapport à l’argent du fait qu’ils sont plus présents sur les réseaux sociaux, sur Internet », explique Julien Andres. Cette hyper-connexion leur offre un accès sans précédent à l’information, notamment sur des sujets financiers.
Cependant, cette abondance peut également générer de l’anxiété. Le conseiller de patrimoine souligne un exemple frappant : « Par exemple, le thème de l’inflation, il est récurrent ces dernières années. Cette prise de conscience que « ne rien faire, ce n’est pas bon » pousse les jeunes à chercher activement des solutions d’investissement pour contrer l’érosion de leur capital.
Au-delà de l’anxiété liée à l’inflation, les nouvelles générations ont également modifié leur approche du travail et de l’épargne. « Les nouvelles générations ne veulent plus vivre pour travailler, mais elles veulent travailler pour pouvoir vivre », affirme Julien Andres. Cette exigence accrue envers leur vie professionnelle se traduit par un désir de faire converger leurs revenus avec leurs objectifs personnels.
Le conseiller en gestion de patrimoine met en lumière une différence fondamentale avec la génération précédente : « L’ancienne génération épargne surtout pour de la prévoyance au cas où, et je pense que la jeune génération a plus à cœur de réaliser des projets et ces genres de dépenses », tels que les voyages ou les loisirs. L’épargne n’est plus seulement une protection, mais un levier pour concrétiser des aspirations immédiates.
Depuis la crise sanitaire, un changement notable s’opère dans la manière dont les Français gèrent leurs finances. « Je remarque que depuis le Covid, les gens sont beaucoup plus à la recherche d’informations, sont beaucoup plus connectés et je pense qu’ils consomment beaucoup plus de médias qui peuvent les guider pour pouvoir trouver des solutions par eux-mêmes », observe le conseiller.








