C’est à lire — “Les Enlumineuses ; tome 1, il faut sauver Jeanne d’Arc”, avec Gaelle Tertrais

Les éditions Emmanuel lancent “Les Enlumineuses“, une nouvelle série littéraire destinée aux 9-13 ans, promettant une épopée initiatique captivante. Le premier volume, “Il faut sauver Jeanne d’Arc“, emmène les jeunes lecteurs dans un voyage temporel où le passé et le présent se rencontrent. L’autrice, Gaëlle Tertrais, connue pour le succès de sa série précédente “Orfan”, dévoile les secrets de cette nouvelle aventure.
Après avoir vendu plus de 30 000 exemplaires de ses six tomes d’“Orfan”, Gaëlle Tertrais revient avec une héroïne du XXIe siècle. Cette dernière se retrouve connectée aux exploits du passé grâce à un livre, sorte de grimoire moderne qui sert de passerelle entre les époques. Selon l’autrice, « J’ai une petite héroïne qui s’appelle Tara, une jeune fille de 12 ans qui vit à notre époque et qui va voyager dans le temps à travers un livre d’enluminure. »
Un objet-livre d’exception
Le premier tome des Enlumineuses se présente comme un ouvrage soigné et luxueux, conçu pour plaire aux jeunes lecteurs. Avec près de 400 pages, une couverture cartonnée, des dorures sur le titre, des tranches décorées et un signet en tissu, ce livre est un véritable objet de collection. « C’est un choix de mes éditeurs et j’avoue qu’ils ont fait un très beau livre. C’est un objet magnifique », confie Gaëlle Tertrais.
L’héritage des enlumineuses et les voyages dans le temps
L’intrigue se noue autour de Tara qui, le jour de ses douze ans, découvre qu’elle fait partie d’une ligue secrète : la guilde des enlumineuses. Cette charge, transmise de mère en fille depuis des générations, consiste à rédiger un livre enluminé intitulé « Le Grand Livre des Femmes », un recueil de vies de femmes marquantes du passé. Chaque enlumineuse a pour mission de consigner la vie d’une femme de son époque.
Cependant, Tara va vite comprendre que sa mission va au-delà de la simple rédaction. Elle se retrouve entraînée à voyager dans le temps pour sauvegarder la mémoire de femmes dont le texte s’efface mystérieusement. Dans ce premier tome, son chemin croise celui de Jeanne d’Arc, de la bataille d’Orléans au sacre de Reims.
La foi : une dimension essentielle dans le récit
Alors que dans l’ouvrage on peut lire : « Dieu n’a pas de camp, Tara. De l’autre côté de la mer, en Angleterre, Dieu aime aussi les Anglais. », Gaëlle Tertrais explique que l’importance de la foi dans ses histoires est intrinsèquement liée à sa propre identité et à l’étude des travaux d’Edith Stein. À travers la vie et la pensée de cette philosophe d’origine juive, convertie au christianisme, carmélite, et victime de la barbarie nazie, se dessine une réflexion inédite sur l’identité féminine et son rôle dans la société.
L’autrice précise : « C’est vrai que pour moi c’est important parce que ça fait partie de moi. Quand je parle de la foi, c’est à travers la foi de Jeanne d’Arc, sur le premier tome. Je n’en parle pas de manière militante ou personnelle, c’est la foi de Jeanne d’Arc qui est exposée. » Elle souligne que le livre peut être lu par un public non-chrétien, offrant une immersion dans la vie d’un personnage médiéval dont la foi est une composante essentielle. « J’ai à cœur de ne pas dissocier tout ce qui fait une personne humaine, y compris sa dimension spirituelle », ajoute-t-elle.
“Il faut sauver Jeanne d’Arc” est disponible en librairie. Un deuxième tome est déjà en préparation, et Gaëlle Tertrais a annoncé que la prochaine figure historique explorée sera Madame Elisabeth…
Ces « plusieurs visages de femmes du passé », chacune à sa manière, « disent chacune un petit quelque chose, en fait, de ce que c’est être une femme ». Une démarche qui vise à offrir des éclairages variés et complémentaires sur un sujet, comme le souligne l’autrice, « tellement vaste que je pourrais faire 100 tomes ».





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