L’invité du weekend — Luc Geoffroy, le Fonds de dotation Un Verre d’Eau

« Ensemble, changeons leur destin ! », tel est le slogan du Fonds de dotation humanitaire Un Verre d’Eau, fondé par Luc Geoffroy.
Ayant à cœur les causes oubliées, Un Verre d’Eau vient soutenir l’action d’autres associations partout dans le monde, qui œuvrent au quotidien pour le bien des plus démunis.
Je suis chrétien, et ce Fonds de dotation est né d’une conviction assez simple, répondre au commandement du Christ qui nous dit d’aimer notre prochain comme nous-même. Et aimer son prochain comme soi-même ça signifie tendre la main à quelqu’un qui est dans le besoin, en le faisant volontairement, sans intérêt, sans prosélytisme, parce qu’on aime. Je trouve que c’est une bonne manière de vivre sa relation à Dieu.
Le Fonds de dotation est une structure juridique qui permet de faire des collectes auprès du grand public et de les distribuer à des associations. Nous pouvons ainsi délivrer des reçus fiscaux qui permettent d’obtenir une réduction de 60 ou 66% d’impôts à la fin de l’année. Ce qu’on voit, c’est que les gens font leurs petits calculs et donnent plus, pour que la valeur totale soit celle qu’ils avaient prévue de donner. Pour nous, cela nous permet d’avoir grosso modo deux fois et demie, trois fois plus que ce que les gens pourraient donner !
Depuis 2003, de nombreuses campagnes ont vu le jour, qu’il s’agisse de scolarisation d’enfants, de lutte contre la précarité étudiante, d’infrastructures adaptées…
Ça ne servirait à rien d’attaquer les grandes causes, parce que de gros organismes comme l’UNICEF ou Medair le font très bien, avec d’énormes moyens. Notre recherche, elle, est de trouver des petites causes qui sont portées avec passion, avec cœur, mais qui, sans notre aide, ne seraient pas aidées. Par exemple, on a aidé le Liban. Le Liban, quand ça a explosé, il y a eu des milliards qui ont été trouvés par tous les grands organismes, mais deux ans après, plus personne n’en parle, et tout le monde rame là-bas pour manger ou pour se chauffer. Et les personnes âgées n’ont plus de retraite à cause des problèmes économiques. Nous avons aidé ces personnes d’un certain âge à pouvoir faire face à leurs besoins, bien qu’elles aient travaillé toute leur vie.
Bien sûr, le soutien ne pourrait lui-même avoir lieu sans la générosité générale, relayée autant sur Internet que dans les cercles relationnels.
Mon histoire personnelle s’est passée dans l’audiovisuel, j’ai travaillé dans la production et dans la fabrication d’énormément d’émissions et de contenus. Donc ça fait partie des savoir-faire que j’ai pu construire. On essaie donc de fabriquer ce qu’on appelle des campagnes qui soient les plus fluides, les plus descriptives, qui donnent confiance. On décrit les gens qu’on aide, on décrit les gens qui ont des problèmes, les gens qui vont aider à solutionner ce problème. Et puis, en partageant cette campagne sur les réseaux sociaux, par différentes méthodes et surtout au travers d’un maximum de communautés qui ont envie d’aider, on arrive à faire des collectes qui finissent par devenir significatives. Ce sont de petits dons, mais la somme des petits dons finit par faire, comme plusieurs verres d’eau, des rivières.








