C’est à lire — “Le mariage islamo-chrétien”, avec Agnès Ben Salem

Née d’une mère française catholique et d’un père tunisien musulman, Agnès Ben Salem fait son apparition sur les étagères de librairie avec un livre témoignage paru aux éditions Salvator : « Le mariage islamo-chrétien ».
En moins de 200 pages, elle partage son histoire métissée, quelque peu mise à mal par une société au regard souvent bien tranché face à l’immigration.
J’ai vécu les choses de l’intérieur et je me suis rendu compte des points communs, mais aussi des points de divergence qui pouvaient amener parfois à des difficultés, voire des impasses. De là est venue cette idée de vouloir écrire un ouvrage pour aider les personnes dans leur quotidien, mais aussi par rapport à leur relation à Dieu.
Nous lisons en sous-titre : « enjeux et repères d’une union mixte ». Car oui, à travers deux parties distinctes, elle croise des témoignages pour faire ressortir les différences et ressemblances de ces deux religions monothéistes tant face au mariage civil que sa vision spirituelle.
La question du consentement ou la question d’une décision à prendre pour l’avenir va vite se heurter à des points de divergence. Par exemple, la notion de fidélité, la notion de liberté sur lesquelles on se rend compte qu’il y a des choses qui sont différentes.
Elle aborde par ailleurs les différents cas de figure, vis-à-vis de la pratique de la foi, autant d’un point de vue des conjoints, que des enfants à venir et des proches. Un enjeux de taille pour cette réalité d’unions mixtes, de plus en plus nombreuses en France, la population de musulmans étant croissante…
En réalité, sur le plan humain, les choses se passent très bien et c’est heureux, mais dès lors que le premier enfant apparaît, des questions vont apparaître, et souvent, ce que je dis c’est qu’on a abordé toutes les questions importantes, les sujets vastes, mais les petites choses du quotidien et notamment la question de l’éducation des enfants, de l’arrivée de l’enfant, ont souvent été mises un peu de côté en se disant, on verra plus tard. Mais souvent, plus tard, c’est trop tard. Donc, c’est mieux de voir les choses en amont. Pour moi, c’est un nœud essentiel.








