L’invité du weekend — La Semaine universelle de prière 2026, avec Romain Choisnet

Comme tous les ans, le CNEF, Conseil national des évangéliques de France, propose en janvier une Semaine universelle de prière. « Un temps pour s’arrêter » est la thématique choisie pour l’année 2026. Présentation avec Romain Choisnet, directeur de la communication et du fundraising au CNEF.
Le CNEF représente plus de 70% des Églises protestantes évangéliques de France, dont 34 unions d’Églises, ainsi que 179 associations, reflétant un élan mondial en pleine expansion, pas tant en termes de nombre mais surtout quant à la dynamique conquérante qui lui est souvent attribuée. Souvent d’ailleurs, les médias confondent “évangélique” et “évangéliste”, telle une similitude avec un certain intégrisme présent dans d’autres religions…
C’est un milieu dans lequel la foi est vivante, il y a des églises qui s’ouvrent, il y a des personnes qui se convertissent, beaucoup de jeunes dans les assemblées, un côté aussi axé sur la louange, la musique. Donc voilà, ce côté contemporain assez visible témoigne un peu d’un dynamisme interne et c’est vrai que ça se voit dans la société française.
L’image des évangéliques est souvent mal comprise. Des raccourcis peuvent être faits avec certains mouvements politiques. On pense à Trump ou Bolsonaro. En fait, historiquement, ce n’est pas vrai. L’évangélisme est vraiment une branche du protestantisme. Il est né en Europe et nos églises sont vraiment attachées et ancrées dans cette histoire du protestantisme depuis le XVIe siècle. Donc, c’est vrai qu’on a besoin de temps en temps d’expliquer d’où on vient, qui on est. Et souvent, c’est pour rassurer.
Dans toutes les Églises ou groupes évangéliques est donc proposée du 11 au 18 janvier, sous l’impulsion de l’Alliance évangélique européenne, une semaine de mobilisation collective particulière, accompagnée chaque jour d’une méditation et de sujets de prières répertoriés.
Dans le protestantisme évangélique, les églises sont souvent fragmentées, séparées, indépendantes dans des courants, des dénominations ou des fédérations différentes. Cette semaine de prière est l’occasion de se retrouver entre églises, de faire fi de ces différences familiales ou historiques d’une petite église à l’autre et de se dire, dans cette semaine de prière, on se retrouve, on se réunit autour de cette foi qu’on a en commun, autour de la prière qu’on a envie de manifester ensemble. Donc c’est une belle occasion d’unité pour beaucoup d’églises évangéliques.
Sous le slogan « Prier, c’est encore la meilleure façon de commencer l’année ! », le livret qui accompagne le mouvement met en avant trois mots clés : le souvenir, la repentance, la reconnaissance.
Au début de l’année, c’est le temps des résolutions, c’est le temps de la réflexion, de la planification. On veut prendre ce temps de s’arrêter, d’être reconnaissant envers Dieu pour ce qu’Il fait, pour ce qu’Il a fait pour nous et pour ce qu’Il va faire. De se repentir, ce sont vraiment des étapes de la prière chrétienne, de passer par ces phases-là, de se souvenir de ce que Dieu fait.
Ce temps se conclut toujours par une prière délibérément tournée vers le pays, en particulier cette année rythmée par les élections municipales de mars 2026. Le but, notamment, est de rendre important pour les chrétiens le fait de se sentir concernés, et de se mobiliser, pour les enjeux politiques.
Il y a plusieurs passages dans la Bible qui nous recommandent et qui nous encouragent à souhaiter la paix et le bien du pays dans lequel on est, et puis à prier pour nos autorités. Donc on veut, au CNEF et avec les églises qui nous composent, prendre le temps de l’obéissance à ce commandement et se dire que c’est souhaitable, c’est bon et c’est sain de prendre le temps de prier pour ceux qui sont en position d’autorité dans le pays.








