Anaïs Sorce – Revue de presse de la semaine

L’invité de PHARE FM
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Anaïs Sorce - Revue de presse de la semaine
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PHARE FM : L’Etat et la religion feront-ils un jour bon ménage ?
Anaïs : Réforme revient sur l’« histoire tourmentée, [la] relation presque normalisée » entre la République française et la religion, rappelant au passage que les autorités politiques témoignent au protestantisme « une indifférence polie et une certaine crainte devant la montée du courant évangélique ».
Pourtant, « oui, l’Église fait de la politique ! » affirme Aleteia si on considère la politique comme « le service de l’intérêt général et même du bien commun de tous ».
Aux Etats-Unis, l’agence de presse ProtestInfo indique que « les Églises sont exonérées d’impôts » en contrepartie de « leur neutralité politique » mais une étude s’intéresse au vote des Américains selon leur religion : les chrétiens blancs voteraient républicains quand les chrétiens issus de minorités seraient davantage démocrates.
Juifs, musulmans, hindous et bouddhistes auraient « une préférence pour les candidats démocrates », contrairement aux mormons.
Dans un contexte où nous sommes tous « ballotés », La Vie appelle à « accepter les angoisses de l’autre, pour réapprendre à entendre la contradiction, l’avis divergent, l’attitude qui heurte, dans un esprit de dialogue ».

PHARE FM : Pas facile dans un contexte marqué par des sujets de bioéthiques qui divisent encore
Anaïs : Alors que « les évêques et le collectif Marchons Enfants [sont] ensemble contre la loi bioéthique » titre Famille Chrétienne, un autre sujet risque de pimenter les prochaines semaines : deux députées proposent d’allonger les délais pour pratiquer une IVG, « de douze à quatorze semaines de grossesse » et de supprimer « le caractère spécifique de la clause de conscience permettant aux médecins de refuser une IVG » selon La Croix.
Pourquoi ? A cause du « désintérêt à l’égard d’un acte médical peu valorisé » estime le quotidien qui rappelle que « parce qu’il met fin à une vie à son commencement, l’avortement ne peut pas être considéré comme un acte médical ordinaire » et « s’il y a une urgence, ce n’est pas de le banaliser mais de s’interroger sur les raisons pour lesquelles les IVG sont aussi nombreuses dans notre pays ».
Mais « une bonne part de l’opinion publique craint le renouveau d’un cléricalisme interreligieux » note Réforme et la bioéthique « a ses propres objectifs, sa propre logique et ses propres méthodes fondées sur des discours trompeurs » déplore Aleteia.

PHARE FM : Qui se souvient de la rentrée ? Pourtant, ce n’était qu’il y a quelques semaines…
Anaïs : Mais notre quotidien a tellement rapidement repris le dessus.
A tel point qu’une étudiante en théologie fait part à Réforme d’une « critique d’une société matérialiste aliénée par le confort » où « nous nous engorgeons de futilités matérielles. »
Une auteure dans La Vie conseille : « il faut savoir arrêter la course effrénée de nos journées » car « même chez des personnes de bonne volonté, le travail a tendance à prendre toute la place, au détriment de la vie conjugale et familiale ».
Et même quand la vie familiale prend sa place, « le grand théâtre de la vie sociale nous a appris, très tôt, à présenter notre meilleur visage » déplore le rédacteur en chef du Pèlerin dans une chronique dans La Croix.
Pourtant, Zélie rappelle l’importance avec les enfants d’utiliser « si possible des formulations affirmatives plutôt que négatives » et des « paroles sécurisantes et libératrices » pour « soulager un enfant, en relisant la grossesse, la naissance, ou encore les premières années de sa vie » confirme Aleteia.