Une grande victoire pour Achab

Nous sommes aux environs de l’an 870 avant Jésus-Christ, en Samarie, c’est-à-dire le royaume d’Israël, le royaume du Nord. Le roi de cette époque se nomme Achab et c’est à un moment où, ayant été instruit par le prophète Élie, il a tendance à bien se tenir. C’est alors que le roi de Syrie, avec une coalition d’une trentaine de roitelets de la région, attaque et assiège le roi Achab. Ce syrien se nomme Ben-Hadad. Il annonce laisser la vie sauve à Achab et à son peuple en échange d’une forte rançon d’or et d’argent, mais aussi en lui livrant ses femmes et les plus beaux de ses enfants. Étonnamment, Achab accepte ces conditions, mais c’est alors que Ben-Hadad change les termes des échanges et réclame toutes les richesses du pays. Cette fois, Achab hésite et demande conseil aux Anciens, lesquels refusent toute négociation. Achab informe Ben-Hadad qu’il ne se plie plus à ces exigences. Ben-Hadad se met en colère et menace d’attaquer la ville en se vantant de sa prochaine victoire. Le roi d’Israël lui répond : « Celui qui part au combat ne doit pas se vanter comme s’il revenait déjà vainqueur ! » Pour le moment, la bataille ne se fait que par communiqués échangés. Arrive chez Achab un prophète dont la Bible ne précise pas le nom. Cet envoyé de Dieu signale au roi que Dieu lui accordera la victoire s’il recrute dans son pays de jeunes soldats dans les diverses provinces de son royaume. C’est ce entreprend Achab qui réussit à mobiliser quelques 7 000 combattants qui attaquent les positions du roi de Syrie. Or, le roi de Syrie, Ben-Hadad, avec ces roitelets coalisés, ne s’y attendaient ni à une résistance d’Achab, ni à une attaque. Il est dans sa vaste tente royale, en train de ripailler et de boire avec ses alliés, quand on vient le prévenir que l’armée du roi d’Israël est en train de massacrer ses soldats. Les Syriens, totalement débordés, s’enfuient et les Israélites les poursuivent, tuant de nombreux adversaires. Ben-Hadad a juste le temps, avec sa garde rapprochée, de s’enfuir à cheval et de regagner son pays, plutôt honteux, suite à cette défaite humiliante. Victoire facile pour Achab qui, avant de s’en glorifier, reçoit la visite du prophète anonyme qui lui dit : « Cette victoire, c’est Dieu qui te la donne et tu dois en tirer leçon. Prends courage et réfléchis maintenant à ton attitude, et sache que tout n’est pas réglé avec Ben-Hadad parce que d’ici un an, le roi de Syrie va revenir t’attaquer, se venger de sa défaite. » Cet épisode, dans la vie d’Achab, tourne à son avantage alors que la Bible le présente comme un mauvais roi. Mais c’est ici comme une parenthèse, une époque où Achab est attentif aux paroles de Dieu que les prophètes viennent lui annoncer. Or, un an après ce que je viens de vous raconter, et conformément aux propos de l’envoyé de Dieu, le roi de Syrie revient pour écraser le roi d’Israël.
(1 Rois 20)





