Salomon ouvre un vaste chantier

Du temps de son vivant, David avec espéré construire à Jérusalem un temple pour Dieu. Jusqu’alors, on adorait Dieu en divers lieux historiques d’Israël, et là où était entreposée l’Arche de l’Alliance. David avait trouvé un terrain non loin de son palais. Un vaste terrain qu’il avait payé alors que le propriétaire était prêt à le lui céder gratuitement. David voyait grand, puisque l’emplacement du temple, de son esplanade et de ses dépendances allaient couvrir quelques 144 000 m² ; soit cinq fois la superficie de l’Acropole et presque dix fois celle de la basilique Saint-Pierre de Rome. Une fois le terrain acheté, Dieu interdit à David de construire ce temple parce qu’il ne mérite pas d’édifier une telle construction consacrée au culte, depuis qu’il a sur les mains le sang d’Urie, le mari de Bathsheba, dont il s’est odieusement débarrassé. David a accepté cette punition, mais il a tout de même commencé à faire des achats pour préparer les travaux qu’il allait confier à son fils Salomon, dès que celui-ci serait roi. Lors du couronnement de Salomon, une délégation de Tyr, dans l’actuelle Liban, était présente. En effet, le roi de Tyr était un ami de David et il voulait continuer à avoir de bonnes relations avec son successeur de fils. À son tour, Salomon envoya une ambassade à Tyr pour demander à Hiram, le roi de ce pays, de l’aider dans la construction du temple. Salomon lui fait dire qu’il entreprend donc ce vaste chantier et qu’il a besoin de bois. De beaucoup de bois. Or, les cèdres du Liban sont le matériau idéal, et les bûcherons de Tyr sont les meilleurs du monde. Salomon est prêt à passer commande. Hiram est ravi d’apprendre cela. Il faut dire que ce type de contrat ne peut que l’enrichir. Il fait répondre à Salomon son accord : « Je peux te fournir tout le bois dont tu as besoin, du cèdre et du pin. Mes ouvriers transporteront les troncs d’arbres depuis les Monts du Liban jusqu’à la côte. Ils les assembleront en grands radeaux pour le faire flotter par mer jusqu’à l’endroit qui te convient et là, des ouvriers prendront la relève pour les faire arriver sur ton chantier à Jérusalem. » Outre le coût des bois et de la livraison, Salomon devait fournir chaque année que durait le contrat 6 000 tonnes de blé et 8 000 litres d’huile d’olive de première qualité. Salomon impose alors des travaux forcés pour ce vaste chantier. Il mobilise 30 000 hommes de tout le pays qui, par tiers, doivent donner un mois de travail pour le temple. Ainsi, chaque mois, 10 000 d’entre eux suivaient l’abattage, le transport et la livraison des bois depuis le Liban. Mais la main-d’œuvre est augmentée avec 70 000 porteurs et 80 000 tailleurs de pierres ; en effet, le temple n’est pas seulement en bois. Le bois, c’est pour la charpente, le reste est en pierre taillée. Pour veiller au chantier sont embauchés quelque 3 300 contremaîtres. La construction commence la quatrième année du règne de Salomon et elle va durer sept ans. Un vaste chantier et une entreprise tout à fait hors norme. Une véritable prouesse pour l’époque.
(1 Rois 5 et 6)




