La mort d’Achab

Nous sommes en 853 avant Jésus-Christ. L’ancien empire de Salomon est divisé en deux royaumes, Israël au nord, Juda au sud. Dans chacun de ces royaumes, un roi. Il y a Achab, roi d’Israël, et Josaphat, roi de Juda. Les deux rois sont ensemble, en Samarie, chez Achab. Dans la conversation, Achab demande le soutien et l’aide militaire de Josaphat pour reprendre au roi de Syrie une partie de son territoire actuellement occupé. Josaphat est d’accord pour dire que Ramoth, ville de la région de Galaad devrait revenir à Achab. Un accord est donc signer pour se lancer dans cette entreprise. Or, si Achab veut effectivement récupérer une ville perdue, Il cherche aussi à prendre la place de Josaphat et ainsi espère monter sur le trône de Jérusalem. Il rêve de devenir une espèce de David ou de Salomon, roi unique du grand Israël réuni. Au moment de la bataille face à l’armée du roi de Syrie, Achab conseille à Josaphat de revêtir ses vêtements royaux afin que tous remarquent sa présence. Lui, il trouve une excuse pour se déguiser en simple soldat. Le roi de Syrie, qui n’a pas trop envie de cette guerre, donne un ordre précis aux 32 chefs de ses chars. Ils leur ordonnent d’éviter de tuer qui que ce soit, mais de repérer le roi Achab et de l’abattre, lui seul. Lorsque les deux armées s’affrontent, les chefs des chars repèrent facilement le roi grâce à ses vêtements. Il pense qu’il s’agit d’Achab alors qu’en fait, il s’agit de Josaphat. Les Syriens ne savent pas qu’il est allié à Achab. Lorsque Josaphat se retrouve entouré des chars syriens, il hurle son cri de guerre, et c’est là que les Syriens se rendent compte que ce n’est pas le roi d’Israël, mais un leurre. Aussitôt décident-ils de ne pas le tuer. Ils se mettent alors en quête d’Achab. La suite du récit biblique est étonnante : « Un homme tira de son arc, au hasard, et frappe le roi d’Israël au défaut de la cuirasse. Le roi, déguisé en simple soldat, dit à celui qui conduit son char : « Fais-moi sortir du champ de bataille, car je suis blessé ! » Le roi meurt le soir même. Son char est inondé de son sang. La dépouille d’Achab est ramenée en Samarie et on l’enterre aussitôt. Lorsqu’on lave le char dans un point d’eau, les chiens arrivent et lèchent le sang d’Achab. Ainsi se réalise ce que le prophète Élie avait annoncé quelques temps plus tôt. C’était après que le roi ait repéré le terrain jouxtant son palais et qui appartenait à un propriétaire qui ne voulait pas le céder au roi. Jézabel, femme d’Achab, s’était débrouillé pour faire mourir Naboth, le propriétaire, afin de récupérer le terrain et l’offrir à son royal époux. C’est après cet événement qu’Élie était intervenu et avait dit à Achab : « L’Éternel va te frapper à cause de ce forfait. Tu vas perdre le trône, ta descendance va disparaître. Là où les chiens ont léché le sang de Naboth, ils lécheront le tien ! » Et c’est ce qui s’est produit ! Nom d’un chien !
(1 rois 21-22)





