Et si nos déchets agricoles valaient de l’or ?

Derrière le prix de nos repas se cache une dépense souvent oubliée : les engrais. Leur coût dépend aussi de fournisseurs étrangers et de crises qui éclatent parfois à des milliers de kilomètres. Mais, le centre de recherche de la Commission Européenne vient de publier une étude sur les matières qui restent après la production de biogaz. Issues du fumier, de résidus végétaux ou de déchets alimentaires, elles pourraient remplacer une partie des engrais minéraux importé des pays du Golfe. Une même ressource servirait donc à produire de l’énergie, puis à nourrir les cultures. Moins acheter à l’étranger, mieux valoriser ce que nous avons déjà : la promesse est séduisante. Mais elle soulève des questions très concrètes. Le traitement et le transport sont-ils rentables ? Comment éviter de polluer l’air et l’eau ? Et quel bénéfice pour les agriculteurs comme pour les consommateurs ? Cette solution, nous invites à regarder autrement nos déchets agricoles.



