Vie chère : quand la pauvreté prend racine

Même quand l’inflation ralentit, les difficultés des ménages modestes peuvent durer des années. Deux études, de l’INSEE et du Fonds Monétaire International (FMI), révèlent la profondeur de cette fragilité. En France métropolitaine, 15,4% de la population vivait sous le seuil de pauvreté. A l’échelle mondiale, le FMI souligne que les flambées alimentaires et énergétiques frappent davantage les ménages modestes. Le poids des dépenses essentielles dans leur budget les expose à une inflation supérieure à la moyenne. En intégrant cet effet, l’institution réévalue de 23 millions le nombre de personnes ayant basculé dans l’extrême pauvreté. Pour les protéger, le FMI préconise des aides ciblées. Les blocages de prix ou les baisses générales de taxes peuvent coûter trois à six fois davantage. Comment amortir les prochains chocs et empêcher la pauvreté de s’installer ?



