Paul débarque à Athènes

Ce n’est vraiment pas facile d’être missionnaire. Le deuxième grand voyage de l’apôtre Paul est certes enthousiasmant, mais il est surtout semé d’embûches. Après avoir été malmené par les autorités de Philippes, en Macédoine, Paul met le cap sur Thessalonique.
Accompagné de ses fidèles collaborateurs, il se rend à la synagogue. Durant trois sabbats consécutifs, il commente les Écritures pour démontrer que le Messie tant attendu est venu, incarné par Jésus. Le message porte : plusieurs auditeurs juifs sont touchés, tout comme de nombreux Grecs et des femmes influentes de la cité.
C’est un vrai succès, mais il est de courte durée. Des opposants venus de Philippes débarquent et alertent la population : Paul et sa bande seraient des agitateurs professionnels, experts pour « semer la zizanie » partout où ils passent. On veut les arrêter. Une délégation s’introduit chez un certain Jason, leur hôte, pour s’emparer d’eux. Problème : Paul et Sylvain sont déjà partis. Pour ne pas rentrer bredouilles devant les magistrats, les soldats se saisissent de Jason et de quelques chrétiens présents. Accusés de complicité avec des rebelles, ils ne devront leur salut qu’au paiement d’une lourde caution.
Informés des menaces, Paul et Sylvain quittent la ville en pleine nuit pour rejoindre Bérée. Sont-ils découragés ? Pas le moins du monde. À peine arrivés, les voilà déjà dans la synagogue locale. L’accueil y est d’abord chaleureux. Les Juifs de Bérée, rigoureux, vérifient chaque mot de Paul en consultant la Torah et les Prophètes pour s’assurer que tout concorde. Convaincus, ils adhèrent au message.
Mais le répit est court. Quand les agitateurs de Thessalonique apprennent que Paul évangélise à Bérée, ils accourent pour l’accuser de tous les maux. Ses nouveaux amis l’aident alors à s’éclipser discrètement. Sylvain et Timothée, moins exposés, restent sur place pour consolider le travail, tandis que Paul est escorté jusqu’à Athènes.
Seul dans la grande cité, Paul demande du renfort : pour s’attaquer à un tel morceau, il lui faut une équipe. En attendant, il fait un peu de tourisme. C’est Athènes, tout de même ! Mais ce qu’il voit ne le fascine pas. Au contraire, il découvre une ville saturée de temples, de statues de dieux et de déesses à chaque coin de rue. Le « supermarché du religieux » est en plein essor. Son vieux réflexe de pharisien resurgit : l’idolâtrie l’indigne.
Paul bouillonne. Comment annoncer l’Évangile dans une ville où les dieux occupent déjà toute la place ? C’est le vrai défi qui l’attend.



