L’invité du jour — Gilles Fourage : Baignade estivale, la SNSM appelle à la prudence et à la vigilance pour un été en toute sécurité

Alors que des millions de Français s’apprêtent à profiter des joies de la baignade cet été, la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) lance un appel à la prudence. Face aux risques d’accidents et de noyades, un ensemble de réflexes simples peut transformer ces moments de détente en souvenirs agréables et sûrs. Gilles Fourage, délégué départemental de la SNSM dans les Côtes-d’Armor, détaille les précautions à prendre et les actions menées par les bénévoles pour assurer la sécurité de tous. La première recommandation du délégué départemental est claire : « La première chose à faire, c’est de se baigner à l’idéal sur des endroits, des plages ou des plans d’eau qui sont surveillés. Généralement, ce sont les plus sûrs. » Il souligne que ces zones affichent un taux de noyade quasi nul, à condition de respecter les indications des drapeaux de baignade et les zones délimitées par les nageurs-sauveteurs. Chaque environnement aquatique présente des dangers spécifiques. En piscine, lac ou rivière, le principal risque est lié au choc thermique. « Les premières causes de noyade sont les noyades liées à la différence de température entre le corps et l’eau de baignade », explique Gilles Fourage. Pour prévenir l’hydrocution, il est impératif d’entrer progressivement dans l’eau, surtout après une exposition au soleil ou de fortes chaleurs. La mer ajoute d’autres éléments de danger, tels que les courants et les baïnes. En cas de prise dans une baïne, Gilles Fourage conseille de ne surtout pas lutter : « Il ne faut surtout pas résister puisque ça provoque une trop grande fatigue et une noyade qui s’ensuit. Donc il faut se laisser porter par la baïne qui va nous ramener sans doute au même endroit que l’endroit de départ. » Concernant les piqûres, notamment de vives ou de méduses, des gestes simples existent. Le délégué mentionne l’application d’eau chaude pour les piqûres de vives et l’utilisation de mousse à raser suivie d’un grattage léger à l’aide d’une carte de crédit pour les méduses afin d’ôter les cellules urticantes. « La première cible, si on peut dire, des noyades, ce sont les enfants, en règle générale », alerte Gilles Fourage. La surveillance constante des plus jeunes est la règle d’or, car ils sont naturellement attirés par l’eau et les vagues. Il insiste également sur le fait d’éviter de se baigner immédiatement après un repas copieux et de toujours prévenir son entourage avant d’aller à l’eau. Lorsque le danger survient malgré les précautions, les femmes et les hommes de la SNSM sont prêts à intervenir. La Société Nationale de Sauvetage en Mer compte près de 10 000 bénévoles, dispose de 800 bateaux et réalise plus de 10 000 interventions de secours chaque année. Les missions de la SNSM se divisent en deux grands axes : le sauvetage en mer avec 6 000 bénévoles et leurs moyens nautiques, et la surveillance des plages et plans d’eau par 3 500 nageurs-sauveteurs. Ces derniers couvrent environ un tiers des plages surveillées en France et dans les DOM. En 2025, près de 13 000 personnes ont été secourues sur les plages. L’engagement à la SNSM est varié. Pour le sauvetage en mer, aucune compétence spécifique n’est requise au départ. La SNSM se charge de former ces bénévoles qui pourront ensuite s’investir dans la compétence qui leur convient et qu’ils choisissent. Les nageurs-sauveteurs de plage suivent, quant à eux, une formation intensive de plus d’un an, couronnée par six diplômes. « Nous avons le combo entre les surveillances de plage et les surveillances au large, ce qui nous permet d’avoir une offre complète de surveillance et d’assistance et de prévention », explique Gilles Fourage. Ce week-end, les 27 et 28 juin, la SNSM organise la 10e Journée nationale des sauveteurs en mer. Les stations de sauvetage et centres de formation ouvriront leurs portes partout en France. C’est « une formidable occasion de rencontrer les sauveteurs », selon Gilles Fourage. Les visiteurs pourront découvrir les locaux, le matériel nautique, assister à des démonstrations de sécurité et de secourisme, et même visiter les vedettes de sauvetage pour les stations équipées. Des boutiques temporaires proposeront des « goodies » dont les ventes contribueront au financement de la SNSM, qui dépend de la générosité du public pour l’achat et l’entretien de ses 800 moyens nautiques.Avant la baignade : sécurité et prévention
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