L’invité du jour — Nicolas Sauvage : Préparer ses vacances d’hiver à la montagne

Les vacances d’hiver approchent et, avec elles, l’envie de respirer l’air pur des sommets et de s’évader sur les pistes. Nicolas Sauvage, directeur technique national de l’ESF, nous accompagne dans cette parenthèse enneigée et nous fait profiter pleinement du plaisir de la montagne. L’offre de glisse s’est beaucoup diversifiée ces dernières années, permettant aux stations de proposer de multiples activités aux familles et aux enfants. Évidemment, l’activité principale est l’enseignement du ski alpin. On a ensuite l’ensemble des autres activités, c’est-à-dire le snowboard, on peut proposer aussi du télémark, des raquettes, évidemment la pratique spécifique du ski alpin qui est le hors-piste ou encore le ski de randonnée. Et puis, pour les plus passionnés ou les plus experts dans la pratique, il y a toute la partie stages de compétition, les stages de freestyle et de freeride. On peut commencer assez tôt le ski alpin comme le ski nordique. En général, on recommande d’avoir 3 ans, c’est-à-dire d’être à peu près autonome, pour les cours collectifs. Mais on peut tout à fait commencer le ski à partir de 2 ans et demi en leçons particulières. C’est tout à fait possible. Le plaisir sur les pistes est conditionné par une bonne préparation et des équipements adaptés. Si s’équiper a un coût, il est possible de trouver des astuces pour ne pas alourdir le budget des familles, que l’on soit sportif occasionnel ou régulier. Pour bien se préparer, il est important d’arriver le moins fatigué possible sur un séjour de ski. Avoir une petite activité physique régulière, tout au long de l’année, mais surtout avant son séjour au ski, permet d’être en meilleure condition physique au moment d’arriver en altitude. Pratiquer un sport dans un milieu spécifique est empreint d’une certaine dangerosité, à la fois par la pratique en elle-même et à la fois par le milieu montagnard. C’est donc bien d’arriver préparé et de s’équiper du bon matériel, adapté à son niveau et à son type de pratique. Les loueurs proposent tout un tas de matériel, notamment pour les enfants, avec des petits skis et des petites chaussures. Il faut également prévoir des vêtements adaptés au froid, le cache-cou, la crème solaire aussi, de bonnes lunettes plutôt qu’un bon masque. Les lunettes protègent effectivement un tout petit peu mieux que les masques, même si ceux-ci ont fait de gros progrès. Pour ceux qui arrivent à anticiper leur séjour, il y a pas mal de bourses au ski ou de reventes de matériel d’occasion, en présaison. Ensuite, en se rapprochant de la saison de ski et des stations de ski, on peut se renseigner auprès des loueurs. La location de matériel n’est pas si onéreuse que ça et a l’avantage de permettre de changer du jour au lendemain, notamment les chaussures de ski. Avec plus de 54 millions de journées-skieurs comptabilisées l’hiver dernier, la fréquentation des domaines skiables français est en hausse. Une fréquentation touristique qui peut perturber l’équilibre de cet écosystème fragile. Le meilleur moyen de limiter l’impact sur la montagne est de s’y rendre avec un moyen de transport le plus neutre possible en termes de bilan carbone. Ensuite, quand on arrive en station, il y a des hébergeurs qui font l’effort d’être plus écologiques. Puis, sur les pistes et sur le domaine skiable, il faut veiller à bien jeter ses déchets dans les poubelles et ne pas les laisser traîner sous les remontées mécaniques, par exemple. Grâce à des actions coordonnées par l’ESF, appelées “le planté de bâtons”, on ramasse chaque année un peu plus d’une tonne de déchets sur le territoire national. Il faut savoir apprécier ces moments quand on est en montagne. En général, ce sont des moments de partage riches, qui permettent de prendre un peu de recul sur nos vies entraînées et entraînantes.









