C’est à lire — “Douce nuit ; l’incroyable histoire d’une chanson”, avec Gaëlle Tertrais

Après la saga littéraire Orfan et Les Enlumineuses aux éditions Emmanuel, Gaëlle Tertrais signe un retour en tête de gondole chez les libraires avec un album de Noël : « Douce nuit : l’incroyable histoire d’une chanson », publié chez Première Partie.
En plus d’écrire, l’autrice est elle-même éditrice indépendante et anime des ateliers d’écriture. Difficile, donc, de comprendre comment elle en est venue à vouloir proposer ce contenu-là, plutôt éloigné de ce à quoi elle a habitué ses lecteurs.
C’est Première Partie qui m’a proposé cette collaboration et qui a eu l’idée de retracer l’histoire de cette chanson, Douce Nuit. J’ai trouvé que le thème était très intéressant et que ça changeait aussi un petit peu de l’histoire de Noël, de la nativité, qui est beaucoup racontée. Il y a déjà beaucoup d’albums là-dessus. J’ai trouvé que raconter l’histoire de cette chanson, que l’on chante toujours à Noël, c’était vraiment entrer dans la tradition de Noël.
« Douce Nuit » est l’un des plus célèbres classiques de Noël, et appartient même depuis mars 2011 au patrimoine culturel immatériel de l’humanité reconnu par l’UNESCO !
C’est une chanson qui a été traduite dans le monde entier, dans plus de 300 langues, et même dans de petits dialectes. C’est vraiment une chanson qui unit les gens. Dans cet épisode que je raconte dans le livre, de la trêve de Noël pendant la Première Guerre mondiale, en 1914, les soldats anglais et allemands sont sortis des tranchées pour chanter Douce Nuit ensemble le soir de Noël. Aujourd’hui encore, c’est un chant qui est chanté du côté des Israéliens, du côté des Palestiniens. C’est vraiment un chant qui unit les gens et qui apporte la paix.
Mis en illustration par Éléonore Della Malva, le récit nous emmène à une scène singulière : une répétition de chorale la veille de Noël vire à la catastrophe… et, dans le même temps, cette situation désespérée va venir semer un renouveau inespéré chez les choristes, et en particulier chez un certain Nicolas…
J’ai voulu commencer avec cette petite histoire qui est dans le présent de cette petite chorale de village qui voudrait chanter Douce Nuit. Et puis, malheureusement, l’harmonium est en panne parce qu’il a été grignoté par une petite souris. Je suis partie de cet épisode parce que c’est ce qu’on raconte à propos de la véritable histoire de Douce Nuit. On raconte que c’est parce que des souris avaient grignoté l’harmonium que le chant n’a pas pu être chanté et accompagné à l’orgue, mais à la guitare. En réalité, c’est un petit peu légendaire. Vous le découvrirez dans le livre, le chant a été composé dès le départ pour une guitare. Mais cette légende des petites souris qui grignotent l’harmonium m’a plu, donc j’ai commencé avec cette histoire.









