L’invité du weekend — ACP France alerte les chrétiens sur la situation du Burundi, avec Pasteur Clément

Le Burundi, l’un des pays les plus pauvres du monde, fait face à des défis économiques et sociaux considérables, accentués par l’afflux de réfugiés et une forte inflation. Dans ce contexte, l’organisation ACP France (Action pour les chrétiens persécutés et les personnes dans la détresse) met en lumière la situation délicate des chrétiens, confrontés à une radicalisation croissante de l’islam.
Malgré une prévision de croissance économique de 3,8% pour l’année en cours, selon le FMI, 63% des Burundais vivent toujours sous le seuil international de pauvreté. La venue du Pasteur Clément, responsable local de l’ACP au Burundi, a permis d’éclairer les multiples pressions subies par la population.
Une économie fragile et une crise humanitaire
Le pasteur Clément décrit un tableau sombre de la situation burundaise : « Quand on regarde la situation des infrastructures, c’est une situation déplorable. » L’arrivée de réfugiés de l’Est du Congo, fuyant la persécution, a exacerbé cette crise. « Il y a un fardeau ajouté sur la communauté burundaise qui était pauvre », souligne-t-il, évoquant une « appropriation des ressources qui n’étaient pas là ». Cette pression démographique et économique s’accompagne d’une forte inflation, rendant le quotidien des Burundais encore plus précaire.
L’Islam en expansion et ses conséquences
Parallèlement à la crise économique, le Burundi est témoin d’une « forte radicalisation de l’islam », selon le Pasteur Clément. Cette expansion est alimentée par des acteurs extérieurs : « On a des musulmans qui viennent, ils profitent de la pauvreté que le Burundi a pour donner des emplois. » Il déplore le départ quotidien de « centaines de jeunes Burundais » vers les pays arabes en quête de travail ou de bourses d’études, qui, à leur retour, « viennent pour diffuser l’islam ».
Cette stratégie inclut également la construction massive de mosquées et l’offre d’emplois et d’aides aux jeunes et aux femmes, financées par des pays musulmans. Cette situation crée un déséquilibre important et renforce l’influence de l’islam dans le pays.
L’espoir dans la foi : le rôle d’ACP
Au cœur de cette tourmente, le Pasteur Clément, à la tête de l’ACP au Burundi, continue d’œuvrer auprès des réfugiés chrétiens. Malgré les défis, il reste un ardent défenseur de la foi et de l’espoir. « On ne peut pas donner de nourriture à nos frères, on ne peut pas donner d’argent, mais nous avons quelque chose à donner : être avec eux pour la prière », explique-t-il avec conviction.
Chaque dimanche, « 1 200 réfugiés viennent pour la prière », trouvant du réconfort et un soutien moral. « On commence à avoir des esprits qui sont encouragés », témoigne le Pasteur Clément. Cette persévérance, fondée sur l’idée que « des vies sont transformées quand la Bible prend vie », est le moteur de l’action d’ACP Burundi. L’organisation offre un soutien spirituel indispensable, rappelant que même dans les situations les plus désespérées, la foi peut être une source de force et de résilience.
Pour plus d’informations sur les actions menées par ACP France, vous pouvez consulter leur site web : acp-fr.org.








