L’invitée de la semaine — Abdelsem Ghazi – Directeur du Secours populaire de Paris

Ce week-end de Pâques, le Secours populaire de Paris organise sur le territoire parisien, au parc des Buttes-Chaumont, sa traditionnelle chasse aux œufs solidaire pour une journée festive et conviviale, prête à accueillir des milliers d’enfants.
C’est une des plus grosses chasses aux œufs de Paris, en fait, depuis maintenant plus de 20 ans, sur le territoire parisien.
La chasse aux œufs, c’est principalement bien entendu pour les enfants. Avec cette chasse aux œufs solidaire, il y a aussi la volonté de sensibiliser les plus jeunes et les parents. C’est aussi d’agir concrètement pour, à travers leur geste, participer à la solidarité.
C’est devenu un peu l’emblème la chasse aux œufs. C’est une des plus grosses, si ce n’est la plus grosse chasse aux œufs qui est organisée à Paris, parce que c’est plus de 1 000 enfants qui participent chaque année. L’information se diffuse bien, les parents s’informent aussi par eux-mêmes à travers les écoles. qui sont aussi informées de cette chasse aux œufs qui a lieu chaque mois de Pâques. Même si c’est toujours compliqué de mobiliser nos bénévoles, on tient à garder cette date pour les enfants.
Cet évènement, dans un premier temps ludique, est à but solidaire, qui ne pourrait prendre place sans les bénévoles œuvrant pour cette cause. De plus cette chasse est un projet solidaire pouvant amener à bon nombre d’autres projets toujours plus grands.
Le Secours populaire est une association avant tout de bénévoles. Concrètement, s’il n’y a pas de bénévoles, on ne peut pas faire d’action. Là, sur la chasse aux œufs, il y aura plus de 200 bénévoles. Il y a aussi un travail d’organisation qui nécessite beaucoup de temps. C’est important pour nous de faire en sorte que tout le monde soit mis en mouvement parce que la solidarité, ce n’est pas que des mots, ce sont des actes, et des actes concrets.
Les fonds collectés sont destinés à des projets internationaux. Alors, le Secours populaire a une action, certes, principalement en France, c’est important, mais il va aider les gens ici et là-bas, ça fait partie de notre ADN. Il est important de mondialiser justement la solidarité. C’est un vrai projet de société de partager ses valeurs pour éviter justement ce qu’on connaît, ce qui se passe à l’international. Et je pense que c’est important de dire qu’on est solidaires, mais surtout on est solidaires envers tous les peuples de la planète. La solidarité n’a pas de frontières.
Lutter contre la précarité et œuvrer aux besoins des familles, notamment des enfants, est le combat que mène le Secours populaire, et chacun peut œuvrer dans cette direction même sans implication financière, parfois un peu de temps donné peut déjà être beaucoup.
Pratiquement la moitié des publics qu’on reçoit au Secours populaire sont des enfants. C’est quelque chose auquel on est très attaché, donc on met en place beaucoup d’actions, à destination des familles, mais plus directement des enfants, au niveau de la scolarité notamment.
C’est un vrai combat de société, je dirais. Je pense que c’est à tout un chacun de s’approprier un peu ce que c’est que la solidarité, c’est de faire confiance, d’accompagner.
Il faut combattre, bien entendu, ces maux. Toutes ces personnes qui souhaitent justement une division, il est important pour nous de continuer le combat et de montrer que nos valeurs qui nous rassemblent priment par rapport aux valeurs qui, justement, sont là pour diviser.


