Ludvine Schmitz nous parle de la rencontre entre Wilhelm Buntz et la Bible

Ludvine Schmitz nous parle de la rencontre entre Wilhelm Buntz et la Bible
Grain de sel/poivre ?

 
 
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Ludvine : Généralement, les chrétiens lisent la bible. On connaît même quelques hommes de Dieu qui ont littéralement mangé Sa parole. Mais aujourd’hui nous parlons du fumeur de bible. Wilhelm Buntz a fumé tout l’Ancien Testament et Matthieu jusqu’au chapitre 5.

PHARE FM : Comment en est-il arrivé là?

Ludvine : Wilhelm Buntz naquit en 1954 à Ulm. Sa mère ne l’avait pas désiré et refusait de s’en occuper. Sa sœur de 3 ans essayait de le calmer en partageant ce qu’elle mangeait. Bébé, il était sous-alimenté, déshydraté, couvert de croûtes. Sa mère l’abandonna au bord d’un champ. Plus tard, le père, remarié, tenta de reprendre Wilhelm. Mais son sadisme envers ses demi-frères et sœurs le fit placer en maison. Bagarreur, il était surnommé Willy-bain-de sang. Il rêvait de devenir gangster.

PHARE FM : Avec une telle enfance, la voie de l’adolescent paraît tracée.

Ludvine : Oui, jeune homme, il accumula 150 motifs d’arrestation, autant que de tatouages sur son corps. Conduisant sans permis, Wilhelm tua un policier dans un accident et handicapa un autre à vie. Il fut arrêté. Au procès son père déclara qu’il n’y avait «rien» de bon dans son fils et souhaita la peine de mort pour que Wilhelm ne nuise plus à la société.

PHARE FM  : Et le verdict fut perpétuité.

Ludvine : Le juge l’assortit même d’une clause de sûreté pour que Wilhelm ne ressorte plus. En prison, il réclama une bible. Commençant par la Genèse, il déchirait chaque page, la lisait et roulait son tabac dedans pour la fumer. Si jamais Dieu existait, Wilhelm voulait lui montrer qui il était. Ce défi se prolongea jusqu’au sermon sur la montagne.

PHARE FM : Quelles sont les paroles qui firent réfléchir Willy-bain-de-sang?

Ludvine : Quand Jésus dit: «Vous êtes le sel de la terre. Vous êtes la lumière du monde». Ca fait comment d’être le sel de la terre? La lumière du monde? Cette pensée ne quitta plus Wilhelm. Ses codétenus le trouvèrent changé. Serait-il malade? Le caïd ne jurait plus, ne se battait plus. Ils lui demandèrent: «Wilhelm, serais-tu devenu chrétien?»

PHARE FM : Et Wilhelm Buntz commença à dialoguer avec Dieu.

Ludvine : Oui, il avait deux questions. Pourquoi Dieu a-t-il laissé mourir ce policier dans l’accident? Et y a-t-il dans la bible un passage décrivant sa souffrance quand il était bébé? En ouvrant sa bible, Wilhelm tomba précisément sur quelques lignes d’Hésékiel 16. «Au moment de ta naissance, personne n’a coupé ton cordon ombilical, personne ne t’a baigné(e) dans l’eau pour te laver. Tu ne fus ni frotté(e) avec du sel, ni emmailloté(e) dans des langes. Personne n’a jeté sur toi un regard de pitié pour te rendre un seul de ces services. Au jour de ta naissance, on t’a pris(e) en dégoût et tu as été jeté(e) au milieu des champs. Je suis passé près de toi, et je t’ai vu te débattre dans ton sang. Quand tu étais dans ton sang, je t’ai dit: Je veux que tu vives!»

PHARE FM : La bible est étonnante! Et pour la mort du policier?

Ludvine : Wilhelm a rencontré sa famille, des chrétiens qui lui ont pardonné. Cette expérience a fait du «fumeur de bible» l’infatigable serviteur de Jésus-Christ qu’il est aujourd’hui.