Grain de Sel ou Grain de Poivre ? du 27 janvier 2020 – Ludvine Schmitz – Nouveauté pour le mouvement-LGBT

Grain de Sel ou Grain de Poivre ? du 27 janvier 2020 – Ludvine Schmitz – Nouveauté pour le mouvement-LGBT
Grain de sel/poivre ?

 
 
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Ludvine : Aujourd’hui nous nous intéressons à la théorie des genres et au mouvement LGBTTQI2A, acronyme pour lesbiennes, gays, bisexuels, transsexuels, transgenres, queers, intersexes, asexuels et alliés.

PHARE FM : Oh lala, Ludvine, nous avons besoin d’explications.

Ludvine : Honnêtement, moi aussi. Car  la théorie des genres mêle des revendications individuelles, sociales, légales, médicales, et le bon sens seul ne suffit plus. Simplifions : des minorités sexuelles se sentant discriminées, mal-aimées, réagissent et exigent des droits particuliers.
L’idée nous vient d’Outre-Atlantique, car en 1990 Judith Butler publie le livre Trouble dans le genre, le genre étant le sexe social et pouvant différer du sexe biologique. Elle pense que l’inégalité homme-femme ne disparaîtra qu’avec «l’archaïsme» de l’hétérosexualité. Sa théorie séduit des féministes radicales et des politiciens influents. Dès 1996 l’Union Européenne introduit ces idées nouvelles dans ses décisions et jugements.

PHARE FM : Quelle est véritablement la nouveauté?

Ludvine : Eh bien, l’acceptation d’une multitude d’identités sexuelles. La parité hommes-femmes ne suffit plus, le mouvement LGBT apparaît. Le gender mainstreaming ou intégration des genres est évoqué dès 1997 par l’Union Européenne dans l’accord d’Amsterdam. Par des procédés «top-down» on instille ses idées du haut vers le bas.

PHARE FM : L’imposition de l’agenda du genre serait-il antidémocratique?

Ludvine : Il démarre dans des institutions non élues : la Commission européenne comprend depuis 1997 29 responsables du genre. Et le Conseil de l’Europe publie dès 1998 un document détaillé sur le thème.
La question de l’identité sexuelle apparaît dans les Droits de l’Homme, en 2007, dans la ville indonésienne de Yogyakarta où des experts internationaux garantissent par écrit les droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres, comme si les lois antidiscriminatoires ne suffisaient pas.

PHARE FM : Mais ces nouvelles dispositions favorisent la tolérance, Ludvine.

Ludvine : Pas toujours. Dans l’Union Européenne la critique de certaines formes de sexualité est désormais criminalisée et passible de peines. Aux Etats-Unis et en Angleterre, des condamnations pénales sont tombées pour refus de marier des homosexuels ou de leur louer des Bed&Breakfast. Les clauses de conscience censées protéger certaines professions risquent de disparaître. La déstructuration de la famille guette.

PHARE FM : Sérieusement ?

Ludvine : Imaginez, on peut désormais choisir son sexe. Idem pour la parentalité. Couples et familles s’ouvrent à toutes les combinaisons. La reproduction est séparée de la sexualité. L’accès à la GPA et la PMA devient illimité. La PMA est remboursée par la sécurité sociale, sans critère d’infertilité. Dans un couple de lesbiennes, la mère qui n’a pas enfanté est portée comme parente, le bébé peut être reconnu devant notaire. Mais toutes ces libertés ont un coût, et pas seulement financier.

PHARE FM : Un coût moral?

Ludvine : Evidemment. Pour accorder des droits à certains, on bafoue ceux des autres. Un enfant ne trouve pas dans un couple homosexuel l’hétérosexualité qui est à son origine. Avec la PMA, l’Etat favorise la procréation d’enfants dont on décide d’emblée qu’ils ne vivront pas avec leurs parents biologiques. Que de problèmes en perspective! Si on juge important de léguer aux générations futures une planète écologiquement en ordre, il est tout aussi important de transmettre les lois éthiques que Dieu a instaurées pour le bien-être de l’humanité.