Grain de Poivre du 01 septembre – Nicolas Ciarapica – Pourquoi pas un jeûne de médias ?

Grain de Poivre du 01 septembre – Nicolas Ciarapica – Pourquoi pas un jeûne de médias ?
Grain de sel/poivre ?

 
 
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Pour notre chroniqueur, les médias nous maintiennent dans la peur, et le mieux est peut-être de ne plus les suivre. Explications.

 

Phare FM : Bonjour Nicolas, bienvenue dans l’équipe des chroniqueurs. Vous venez nous parler d’une actualité… que vous n’avez pas suivie depuis plusieurs mois ! Que vous est-il arrivé ?

Chroniqueur : Bonjour Sandrine, bonjour à mes amis auditeurs de Phare FM. Oui, depuis les élections présidentielles (autant que vous le sachiez tout de suite, j’ai voté à droite et je n’en ai pas honte) je me suis mis à la « diète ». Je me suis COUPÉ des médias. Ce qu’on regarde, ce qu’on entend, ce qu’on lit finit par nous définir et nous conditionner…

Phare FM : Vous voulez dire qu’on subit un « lavage de cerveau » ?

Chroniqueur : Oui Sandrine, exactement. Les médias nous manipulent et nous conditionnent. Mais laissez-moi vous dire ce que j’ai « récupéré » pour vous montrer que, parfois, déconnecter est utile, voire indispensable, et pas seulement pendant les vacances. Je me suis libéré de la PEUR que distillent les médias.

Phare FM : Vous pensez que les médias nous conditionnent à avoir peur ?

Chroniqueur : Oui. A les croire, notre époque serait terriblement dangereuse. Plus dangereuse qu’aucune époque précédente. Selon Steven Pinker, un professeur de Harvard qui s’est penché sur la question en 2016, notre époque serait en fait la plus sûre de l’histoire de l’humanité. Pinker cite l’exemple du nombre de décès dans des conflits, qui a été quasiment divisé par 100 en 25 ans. On parle d’homicides, et presque plus de guerres. De terrorisme et pratiquement plus de génocides. Globalement, les chiffres ont chuté.

Phare FM : Pourquoi les médias agissent-ils ainsi selon vous ?

Chroniqueur : Tout simplement parce qu’ils veulent VENDRE. Vendre des idées, des produits. Ils savent que notre cerveau a un fonctionnement précis, qu’il est programmé pour voir le négatif et s’en prémunir. Je dirais même : pour voir EN PREMIER le négatif. Et c’est une des raisons pour lesquelles médias et publicitaires nous abreuvent de messages anxiogènes : parce que nous y sommes très sensibles – notre cerveau « primitif » étant programmé pour détecter le mal afin de s’en prémunir -. Alors moi, j’ai décidé de ne plus me « nourrir » de ces médias durant plusieurs mois.

Phare FM : Et qu’avez-vous constaté concrètement ?

Chroniqueur : Un soir, pour me détendre, je regardais un petit documentaire sur un pays lointain, réputé extrêmement dangereux. Et lorsque la pensée d’aller le visiter m’est venue, j’ai été étonné de constater que je n’avais pas peur de m’y rendre. Le réflexe de peur m’avait été transmis par des informations erronées ou orientées. Les gens que je voyais dans le documentaire étaient charmants, le pays hospitalier et chaleureux. L’idée de peur qu’il m’inspirait auparavant était sans doute artificielle. J’avais été conditionné à une réaction instinctive de peur et de repli sur moi à cause d’images orientées sur ce pays.

Phare FM : Il nous faut donc CHANGER dans notre usage des médias ?

Chroniqueur : Oui, clairement. On peut, par exemple, faire le choix de ne lire que des choses positives. Utiliser la technologie présente dans notre téléphone pour se nourrir de podcasts éducatifs. Utiliser Youtube pour s’auto-former et apprendre une langue, un instrument de musique. On peut MÊME apprivoiser le silence, (c’est une discipline qui se perd) et passer du temps dans la Bible pour changer notre mentalité et recevoir cette sagesse qui nous fait tant défaut et dont le brouhaha électronique aurait tendance à nous priver. C’est un de mes plaisirs quotidiens : me lever la nuit, quand les couche-tard dorment et les lève-tôt ne sont pas encore levés, pour faire ce qu’on appelle un « culte personnel ». Ça transforme littéralement mes journées.