Grain de Poivre du 31 mai – Frank Lafferrière – Egalité hommes – femmes ?

Grain de Poivre du 31 mai – Frank Lafferrière – Egalité hommes – femmes ?
Grain de sel/poivre ?

 
 
00:00 / 4:10
 
1X
 

Pour notre chroniqueur, la prétendue « guerre des sexes » est aussi inepte que stérile. Explications.

 

Phare FM : La dernière fois vous nous parliez d’image, aujourd’hui vous parlez de condition féminine et d’égalité avec une petite fable ?

Chroniqueur : 

Un peu de poésie dans ce monde brute,
En un même potager, la carotte au panais
D’être vue comme égale, sans cesse réclamait.
Lors qu’ils se querellaient, le jardinier survint,
Les déterra tous deux de ses puissantes mains,
Riant à pleine gorge du sort des deux légumes
Qui auront dans sa soupe égalité posthume.

La carotte et le panais sont des légumes d’apparence semblable. Tous deux sont coniques, sont en fait des racines et  à ce point comparables que le moins connu des deux, le panais, est appelé grosse carotte blanche. Seules leurs saveur et texture diffèrent, mais se révèlent être parfaitement complémentaires, notamment dans des soupes.

A une époque où il est beaucoup question d’égalité hommes/femmes, cette petite fable légumineuse me paraît opportune pour redéfinir les bases de ce débat. Avouons-le ce sujet prend des allures de serpent de mer. On en parle, on en parle, mais on ne l’a jamais vu, et sans doute, on ne le verra jamais.  

Phare FM : Selon vous l’égalité femme/homme est un mythe ? Vous allez vous faire des copines au MLF !

Chroniqueur : Ce n’est pas dit. Il ne faut pas confondre égalité avec égalité de traitement.

Qu’une fois pour toutes, les choses soient bien claires, la situation interne ou externe des organes reproducteurs ne saurait en aucune façon être le motif d’une quelconque forme de discrimination. Pas plus que la couleurs des cheveux, des yeux de la peau ou la longueur des pieds ou des ongles ou enfin la taille ou le poids. A travail égal, salaire égal et à compétences égales, responsabilités égales, sont des principes tellement évidents, qu’il est aussi incompréhensible qu’intolérable qu’ils n’en soient encore qu’au stade de la revendication ! Et qu’on ne me parle pas d’absentéisme, ou je me fâche !

Par contre, au delà de l’égalité de considération, de traitement, de responsabilité, qui constituent le corps du fameux : « Tous les hommes, entendez par là, tous les humains, naissent libres et égaux en droit » (qui ne s’applique pas si universellement qu’on le voudrait), la quête de l’égalité des sexes me paraît constituer une chimérique aventure aux conséquences néfastes.

La femme et l’homme ne seront jamais égaux comme ne le seront pas plus la carotte et le panais. Et cela parce qu’au delà de leur similitudes physiques, ils sont très différents . Quelque soit l’angle de comparaison, anatomique, physiologique, psychologique, affectif etc. , on  ne peut que constater les différences. Par contre, ils sont absolument complémentaires et indispensables au bon fonctionnement de toute société anthropologique, de par leurs sensibilité et leurs vision, perception et analyses des choses de la vie. Il suffit d’observer les populations dites primitives existant encore aujourd’hui pour s’en convaincre. De  cette altérité doivent naître leurs richesses respectives dont l’apothéose réside dans la complémentarité.

Phare FM : En quoi la complémentarité est-elle mieux que l’égalité ?

Chroniqueur : Seule cette course à la complémentarité nous sortira des « a priori » imposés de longue date.

  • Le choix des jouets (petite voitures pour les garçons et poupées pour les filles),
  • les codes couleur vestimentaires,
  • le choix d’un métier. Et à ce sujet, s’il est maintenant possible à une femme de conduire un poids lourd il est rare de trouver des hommes qui mettent au monde des enfants, d’ailleurs le mot n’existe pas dans le langage populaire, parturients ou accoucheurs n’ont pas percé, il n’est toujours question que de sage-femmes ! Et la liste est loin d’être complète.

On a laissé s’imposer, avec un formatage oppositionnel et  discriminatoire, un ressenti par le « sexe faible » d’inégalité d’être, qui n’est en fait que de l’ inégalité de traitement. La recherche de la complémentarité nous évitera une guerre aussi inepte que stérile, la guerre des sexes.

Phare FM : Mais ce ne sont pas les femmes qui ont commencé cette guerre ? Elles veulent juste ne plus être exploitées !

Chroniqueur : Nous sommes bien d’accord.

Seuls ceux qui appréhendent la différenciation sexuelle sous un  rapport dominant/dominé ont intérêt à laisser perdurer cette lutte. Tout porte à croire que ces tristes individus n’ont pas compris grand chose au livre de la Genèse dans la bible, où nous trouvons : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul », pas plus qu’à la notion de « pêché originel »  imputant à la femme la responsabilité de la faute et donnant à cette faute un caractère sexuel qui est purement hors sujet dans ce cas précis. Mais le sexe étant une toute autre affaire étroitement liée à notre sujet d’aujourd’hui, nous en parlerons une autre fois.

Retenons que Paul, dans une de ses épître à dit à l’homme d’aimer la femme comme Christ a aimé l’Église, à savoir jusqu’à donner sa vie… Y sommes-nous prêts, Messieurs ? Pour finir, reprenons et complétons ce vers de louis Aragon : « La femme est l’avenir de l’homme … et réciproquement »