Billet d’humeur – Août 2017

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C’était un très beau jour, à 2200 m d’altitude, l’air était vif, le soleil au rdv, et devant nous un paysage à couper au couteau….un glacier et sa ribambelle de cimes enneigées…

Nous avions prévu de faire une rando de 6h, dans la neige (exceptionnel au mois d’août). Il n’y en avait pas tant, mais assez pour s’enfoncer de 10 centimètres et cela ne facilitait pas notre marche. Mais le panorama était magnifique. J’étais en pleine forme. Au bout de deux heures et demi, nous étions contents de faire la pause déjeuner, et puis il fallait poursuivre. La montée était dure, la neige avait fondue sous le soleil et pour éviter la boue des sentiers, nous marchions à côté, sur l’herbe. De très belles vaches toutes noires, nous observaient. Il y avait des edelweiss, nous avons aussi aperçu des marmottes….bref, c’était trop « top ». Mais mes jambes commençaient à fatiguer. Après 5h30 de rando, toujours subjuguée par le paysage en face de moi, je marchais sur un sentier étroit, sans plus faire attention ou je mettais les pieds. Et soudain c’est arrivé…je ne sais pas comment, en tout cas, j’ai culbuté sur le côté et je me suis sentie dégringolée la pente. L’épaule gauche a accusé le choc, et ma tête a heurté un caillou ; mon portable, mes lunettes de vue, mes bâtons de marches ont roulé loin de moi. Durant ces quelques secondes de chute, je n’avais qu’une idée en tête, trouvé un moyen de me retenir pour ne pas dégringoler 10 m plus bas.

Heureusement, et je ne sais comment, une touffe d’herbe m’a arrêté . OUF….tremblante j’ai récupéré ce qui était tombé de mon sac, et mon mari m’a aidé à « remonter la pente ». Le reste de la soirée, j’étais un peu sous le choc….

Leçon : On descendait allègrement la pente, la beauté du paysage retenait mon attention, et j’ai oublié que je devais faire attention sur ce sentier étroit, et regarder où je posais les pieds.

C’est ainsi dans la vie. Quand elle nous parait légère, quand les difficultés s’éloignent de nous et laissent place à l’insouciance, combien vite nous pouvons oublier l’essentiel, oublier de rester concentré, de ne pas nous écarter du chemin, celui qui mène à la vie éternelle. Et la chute est alors dure, elle fait mal. Il est bon alors « d’être sous le choc », de réaliser que nous aurions pu tomber bien plus bas. Mais dans sa grâce le Seigneur nous rattrape, (comme cette petite touffe d’herbe) et nous aide à remonter sur le bon chemin.

Ce qui me frappe le plus, ces dernières semaines, c’est l’immense bonté de Dieu….de savoir qu’il est bon me rassure. Mireille